Les consommateurs se tournent de plus en plus vers une ère de consommation consciente et récompenseront les entreprises qui agissent de manière responsable sur les questions de durabilité.

Que signifie Durabilité?

La Durabilité désigne au XXIe siècle, la capacité de la « biosphère et de la civilisation humaine » à coexister. Elle est également définie comme le processus par lequel les gens maintiennent le changement, dans un environnement équilibré, et dans lequel l’exploitation des ressources, l’orientation des investissements, l’orientation du développement technologique et le changement institutionnel, sont tous en harmonie et renforcent le potentiel actuel et futur pour répondre aux besoins et aux aspirations de l’homme.

Selon le rapport Global Corporate Sustainability partagé par le cabinet Nielsen, 66% des consommateurs se disent prêts à payer plus, pour des marques durables et transparentes. L’industrie alimentaire a été particulièrement affectée par un intérêt croissant des consommateurs, pour des normes éthiques plus strictes, comme le commerce équitable ou le bio, et pour une meilleure déclaration de la composition des produits (sans gluten, sans colorant…). L’industrie des vitamines et des suppléments, a également été touchée, à la suite de plusieurs enquêtes ciblant certaines enseignes américaines pour la vente de suppléments à base de plantes, dont les compositions réelles n’avaient pas été correctement déclarées.

Durabilité : Une question de confiance

La confiance des consommateurs est faible concernant les grandes marques. C’est particulièrement vrai chez les Milléniaux (nom donné à toutes personnes nées entre 1980 et 2000) ce qui indique clairement une préférence pour les marques en phase avec leurs valeurs.

Sur le marché de la cosmétique, la nécessité d’une traçabilité accrue est, non seulement influencée par les tendances alimentaires, mais correspond aussi au virage vers le naturel, qui a transformé l’industrie, au cours de la dernière décennie. Définir «naturel», en cosmétique a toujours été une tâche difficile. Depuis les années 70, qui voient un appétit croissant des consommateurs pour des produits «plus verts», jusqu’à aujourd’hui, les consommateurs jonglent entre les potentiels risques sanitaires des ingrédients, les préoccupations environnementales et l’impact sociétal. Les utilisateurs de produits de beauté utilisent une quantité croissante d’information, pour décrypter l’étiquetage et les certifications des produits. Mais pour pouvoir s’appuyer sur les informations, répertoriées par une marque sur son emballage, encore faut-il avoir confiance. Pour les marques, c’est tout l’enjeu de la transparence et d’une communication sincère, de l’origine et de la transformation des ingrédients, de la ferme (agricole) à leur formulation.

La formulation d’un produit cosmétique est un processus complexe qui implique de nombreux intervenants. À cet égard, l’utilisation d’ingrédients naturels ne fait qu’augmenter cette complexité. Les ingrédients naturels proviennent de plantes, principalement cultivées ou récoltées dans la nature. Les agriculteurs vendent généralement leur récolte directement à des coopératives ou à des courtiers, qui consolident les récoltes de différentes exploitations. Ces cultures doivent, ensuite, être transformées (triage, extraction, séparation, modifications chimiques…). Certains fournisseurs d’ingrédients peuvent ajouter des étapes supplémentaires pour améliorer les performances en formulation (dilution, purification, mélange, etc.) avant de pouvoir enfin les vendre à un fabricant de cosmétiques. Très souvent, la formulation est sous-traitée à un fabricant tiers, avant que le produit ne soit étiqueté sous sa marque, pour finalement atteindre les rayons des magasins. Dans ce contexte, les grandes marques, comme les marques indépendantes, sont confrontées à des défis différents. Les volumes nécessaires, pour les grandes marques, imposent des volumes d’ingrédients conséquents, ce qui implique des provenances multiples, brouillant la traçabilité. Les marques plus petites, plus flexibles, peuvent facilement identifier l’origine spécifique de leurs ingrédients, mais possèdent généralement moins de capacités de fabrication en interne et font appel à davantage d’intervenants extérieurs.

Parce que la traçabilité est un défi majeur pour l’industrie alimentaire depuis des années, de nombreuses solutions ont été créées pour aider les marques et les fabricants, à suivre l’origine de leurs produits. L’industrie cosmétique a, cependant, été plus lente pour adopter ces outils. De nombreuses marques s’appuient sur des certifications pour communiquer sur leurs impacts environnementaux et sociétaux, mais la plupart de ces certifications n’ont pas pour vocation le suivi les matières premières et ne disposent pas de systèmes de traçabilité pour suivre un ingrédient tout au long de son cycle de vie et garantir l’origine certaine d’un ingrédient naturel.

Soyons responsable dès les premières étapes de développement de produits, en commençant par la sélection des Matières Premières (MP). L’utilisation d’une application peut aider à en savoir plus sur ces ingrédients

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